Communications courtes : Relation médecin-malade
- Demandes multiples, Jean-Daniel Gradeler - SMB
Une consultation de médecine générale dure en moyenne 17 min, ce qui comparé à d’autres pays est relativement long mais souvent trop court en raison de la place tout à fait singulière du généraliste dans le système de soins. En tant que premier recours, il est régulièrement consulté pour des motifs indifférenciés et multiples, des situations complexes ou encore pour gérer des polypathologies. Sans nuire à l’écoute du patient, à ses craintes ou ses attentes ni à la qualité des soins, la gestion des demandes multiples est certainement un mal nécessaire.
- Le médecin malade, Eric Galam - Groupe Repères
La prise en charge du médecin malade est spécifique. Tout en restant dans un univers familier, il change de statut en devenant malade. De son coté, le soignant, est confronté à un patient qui lui ressemble et peut le juger. Alors, comment ces situations, à la limite du tabou, sont-elles vécues et gérées ? Une enquête qualitative menée en 2010 par entretiens semi directifs auprès de médecins généralistes tente de répondre à ces questions.
- Maladie chronique, l'annonce du diagnostic, Jean-Daniel Gradeler - SMB
Pour le patient, l’annonce d’une maladie chronique peut être traumatisante car la perception de son avenir risque d’en être radicalement bouleversée. Pour le professionnel, il est difficile de dire à une personne que ses projets de vie sont remis en cause. En développant l’écoute active, l’importance des mots ou des attitudes, le travail en groupe Balint permet aux soignants de mieux comprendre les représentations et les attentes de leurs patients ce qui optimise la compréhension de ce nouvel état et une meilleure intégration de sa prise en charge au quotidien.
- Incertitude diagnostique, Damien Jouteau - SFMG
En médecine générale, la démarche diagnostique s’exerce souvent dans une certaine incertitude, 70 % des situations cliniques identifiées en fin de consultation restant de l’ordre du symptôme ou du syndrome. Supprimer ce risque diagnostique lié à la situation singulière du premier recours est impossible, rechercher des solutions pour le réduire et le gérer est indispensable. La SFMG propose le concept de Diagnostic étiologique critique (DEC).
- Normal et pathologique, Max Budowski, Raymond Wakin - FORMUNOF
La médecine s’est progressivement donné des normes. Si certaines sont évidentes, d’autres apparaissent plus artificielles, variables dans le temps voire contestées ou abrogées en fonction de l’évolution de l’état de l’art. La frontière entre le normal et le pathologique n’est donc pas toujours évidente pour les médecins et certainement encore moins pour leurs patients. Par ailleurs, les représentations que les patients et les soignants se font de la santé modifient souvent leurs rapports à ces états frontières. C’est pourtant en fonction de ce qui est perçu comme normal ou pathologique que se déterminent les comportements et les choix des patients, des professionnels mais aussi des politiques dans le champ de la santé. Que pouvons-nous en penser ?